« Pourquoi je procrastine alors que je suis passionné(e)? »
Quand l’envie est forte mais que l’action ne suit pas
C’est l’été, le moment, je trouve, où il est important de se remettre en question, personnellement, mais aussi professionnellement. C’est le moment où l’on a d’ailleurs plus le temps de le faire que le restant de l’année. Aujourd’hui, on continue la série sur le travail et le manque de résultats, d’argent, de reconnaissance etc. Ce qui va nous intéresser ici, c’est la procrastination. Mais vous pouvez lire tous les autres articles de la série sur mon blog dès maintenant.
La procrastination est souvent mal comprise. On la réduit à un manque de motivation ou de discipline, alors que dans la réalité, les personnes concernées sont rarement démotivées. Elles pensent à leur projet, elles y tiennent, elles s’y projettent parfois depuis longtemps, mais au moment de passer à l’action, quelque chose se bloque.
Dans les accompagnements que je propose autour de Piré-sur-Seiche, Janzé, Châteaugiron, Retiers ou Vitré, cette phrase revient très souvent : je sais ce que je dois faire mais je n’arrive pas à commencer.
Ce décalage crée de la culpabilité, comme si ne pas agir signifiait un manque de volonté. Pourtant, dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’un problème de motivation mais d’un conflit intérieur plus subtil entre envie et insécurité. Grâce à l’EMDR et la sophro-analyse, il se pourrait que la procrastination devienne un lointain passé.
Quand un projet devient trop important pour être simple
Un projet qui compte vraiment n’est jamais neutre. Il porte une dimension personnelle forte. Il ne représente pas seulement une action à réaliser, mais une possibilité de transformation. Et c’est précisément ce qui peut compliquer le passage à l’action.
Tant que le projet reste dans la tête, il est fluide, agréable, inspirant. Mais dès qu’il faut le rendre réel, il change de nature. Il devient quelque chose qui peut être vu, évalué, jugé, ou simplement ne pas fonctionner comme prévu. C’est souvent à ce moment-là que le système interne ralentit. Pas parce qu’il refuse le projet, mais parce qu’il cherche à éviter une forme d’exposition émotionnelle.
Ce décalage entre intention et passage à l’action
Ce qui est intéressant, c’est que la procrastination ne ressemble pas toujours à de l’inaction. Elle peut prendre des formes très actives. Certaines personnes avancent énormément sur leur projet, mais dans des zones qui ne les exposent pas réellement. Elles préparent, structurent, réfléchissent, améliorent… sans jamais franchir le moment où le projet existe concrètement pour les autres.
D’autres fois, c’est plus direct : on repousse, on attend, on remet à plus tard. Et parfois, on a même l’impression d’être bloqué sans comprendre pourquoi, alors que tout est clair mentalement. Dans tous les cas, il y a un même point commun : l’action réelle est évitée au moment précis où elle engage quelque chose d’émotionnel.
Ce que le mental essaie d’éviter sans le dire
À un niveau plus profond, ce blocage n’est pas illogique. Il répond à une logique de protection. Le cerveau ne cherche pas à empêcher le projet, il cherche à éviter un inconfort : peur du jugement, peur de l’échec, peur de ne pas être à la hauteur, parfois même peur de réussir et de devoir assumer la suite.
Et cette protection peut être très discrète. Elle ne se manifeste pas par une peur claire, mais par des micro-réactions : fatigue, confusion, besoin de faire autre chose, sensation d’urgence sur des tâches secondaires.
Ce qui rend la situation difficile, c’est que ces réactions sont interprétées comme des signes de “pas le bon moment”, alors qu’elles sont souvent des signaux de tension interne.
Ce qui change vraiment la dynamique
Dans beaucoup de cas, avancer ne dépend pas uniquement de la motivation ou de la stratégie, mais de la manière dont la personne vit intérieurement le fait d’agir.
Quand agir est associé inconsciemment à du danger, même léger, le système freine. Quand agir est associé à quelque chose de neutre ou de sécurisé, le passage à l’action devient beaucoup plus simple, presque évident.
C’est pour cela que certaines personnes ont besoin de tout comprendre avant d’agir, alors que d’autres avancent spontanément. Ce n’est pas une question de compétence, mais de charge émotionnelle associée à l’action.
Là où les choses commencent à se transformer
Il y a un moment particulier dans ce type de blocage : celui où la personne commence à voir que le problème ne vient pas seulement de ce qu’elle fait, mais de ce qu’elle ressent au moment de faire. C’est souvent là que les choses changent réellement. Parce que le travail ne consiste plus uniquement à “mieux s’organiser” ou à “se forcer”, mais à comprendre ce qui rend l’action difficile intérieurement.
Dans certains accompagnements que je propose en sophro-analyse, c’est exactement ce point qui est travaillé. Non pas pour pousser à agir, mais pour explorer ce qui, à l’intérieur, associe encore l’action à une forme de tension ou de risque. En désactivant progressivement ces associations, le passage à l’action devient moins lourd, moins conflictuel, et surtout beaucoup plus naturel.
Ce n’est pas un changement brutal, mais un glissement progressif : ce qui était difficile devient simplement faisable.
À partir de là, les actions ne demandent plus autant d’effort intérieur. Le projet ne change pas, mais la manière de s’y engager oui. Et c’est souvent ce changement-là qui permet enfin de sortir du cycle de procrastination sans se battre en permanence contre soi-même.
J’accompagne des personnes de Piré-sur-Seiche, Janzé, Châteaugiron, Retiers, Vitré et des alentours, ainsi qu’en visio, lorsqu’elles sentent que malgré la compréhension et les efforts, quelque chose continue de bloquer dans le passage à l’action ou dans la réalisation de leur projet. Prenez rendez-vous dès maintenant.
Photo de José M. Reyes sur Unsplash
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